Je suis assis dans l'ombre Me rongeant les ongles, Souffrant de cette absence Tout en luttant contre la distance. Je voudrais passer en toi Et entendre le son de ta voix. Mon cœur ne glissera pas de tes doigts C'est notre amour à toi et moi. J'ai besoin de tes bras Pour y faire couler mes larmes, Sans que ce soit des armes, Et entendre te dire tout bas Tes mots doux toujours gravés en moi. Ces quelques mots sont pour toi
Plus qu'une danse, la tecktonik c'est aussi un style. Des mitaines, des guêtres, des slims, des étoiles un peu partout, du gel et plein de fluo Les ados accros à la teckto attendaient ça depuis plusieurs mois: l'arrivée en magasin de vêtements et d'accessoires liés au phénomène. «Depuis qu'on les a reçus, c'est la ruée, nous indique-t-on chez Maniak, à Lausanne. On a déjà dû recommander des articles. Le look tecktonik, c'est vraiment le truc du moment.» Des mitaines, des bracelets en caoutchouc, des ceintures à damier, des vestes, des grandes chaussettes, des slims. Le tout souvent très fluo. Et, pour compléter la panoplie, un max de gel pour faire tenir une crête sur la tête. La cible? Des jeunes. Même des très jeunes, qui suivent le courant tecktonik depuis sa déferlante sur le Net. C'était cet été. Lorie à la sauce tecktoA la base, la tecktonik est une danse, une série de gestes très travaillés: on sautille, on gesticule, on bouge ses bras en faisant des vagues sur fond de musique électro-techno-house. Un doux mélange de breakdance et de vogging (comme Madonna dans son clip «Vogue»). D'où le nom «tecktonik» qui fait référence aux plaques tectoniques et met en avant le mélange de plusieurs genres. Il était une fois...Le phénomène a pris une telle ampleur que même la très populaire Lorie a distillé quelques chorégraphies à la sauce teckto dans le clip de son dernier tube, «Je vais vite». Pour cela, elle a fait appel aux meilleurs, soit les trois danseurs du Team SMDB, utraconnus dans le milieu. Surmédiatisé depuis cet été, le courant ne date pourtant pas d'hier. Il prend sa source en Belgique, il y a dix ans. Puis est importé et développé en France voilà 7 ans par les propriétaires du Metropolis, la plus grosse discothèque d'Ile-de-France. Ils déclinent la marque: une boisson énergisante, une ligne de vêtements, des compils. Une mine d'or. Assez vite, le mouvement sort de sa boîte pour descendre dans la rue et toucher le grand public. Et surtout les plus jeunes qui n'ont pas accès aux discothèques. Des batailles de danse sont organisées sur le bitume. Les ados se filment et diffusent ensuite leur chorégraphie sur le Net, sur YouTube et DailyMotion notamment. Le phénomène de société est né et arrive en Suisse. Il y a un mois, un rassemblement tecktonik a eu lieu au parc des Bastions, à Genève. En janvier, une soirée est prévue au MAD, à Lausanne. Alors quelques conseils de shopping avant d'arpenter le dancefloor...